Paris, le 19 février 2025 – Coup de théâtre dans l’affaire opposant Samuel Eto’o à la Confédération Africaine de Football (CAF). Le Jury d’Appel de la CAF a annulé ce jour la sanction disciplinaire qui imposait au président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) une amende de 200 000 dollars pour violation présumée des principes d’éthique et d’intégrité.

Retour sur les faits

En juin 2024, la CAF avait annoncé une sanction à l’encontre de Samuel Eto’o, lui reprochant d’avoir signé un contrat d’ambassadeur avec la société 1XBET, ce qui, selon l’instance, constituait une atteinte aux principes d’intégrité sportive et d’éthique prévus par l’article 2, paragraphe 3 des statuts de la CAF.

L’ancien international camerounais faisait également l’objet d’accusations plus graves, notamment de manipulation de matches, mais le Jury Disciplinaire de la CAF avait conclu à un manque de preuves suffisantes pour le déclarer coupable sur ce point.

Dès l’annonce de cette décision, les avocats de Samuel Eto’o, Me Florian MBAYEN HEGBA, Me Antoine VEY et Me Bonny ELAME, ainsi que le directeur des affaires juridiques de la FECAFOOT, M. Heles BIDJOCKA, avaient saisi le Jury d’Appel. Ils dénonçaient notamment une sanction fondée sur des critères d’éthique, alors même que la CAF ne dispose ni d’un code d’éthique, ni d’une commission d’éthique indépendante.

Un verdict sans fondement juridique

Le Jury d’Appel a donné raison aux arguments du camp Eto’o en relevant plusieurs irrégularités dans la procédure disciplinaire engagée par la CAF. Il a estimé que :

Le Jury Disciplinaire de la CAF n’était pas compétent pour se prononcer sur des questions d’éthique, qui relèvent exclusivement d’un Comité d’Éthique indépendant.

La CAF ne pouvait pas sanctionner des faits ne relevant pas directement de ses propres compétitions, comme le prévoit son propre Code Disciplinaire.

L’existence de procédures en cours devant le Comité d’Éthique de la FECAFOOT et le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) imposait l’application du principe de litispendance, empêchant la CAF d’intervenir.

Une victoire célébrée par Samuel Eto’o

À l’annonce de cette décision, Samuel Eto’o a tenu à exprimer sa gratitude et son soulagement sur sa page Facebook en citant le Psaume 23:4 :

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. »

Il a également adressé ses remerciements à ses avocats et dénoncé ce qu’il considère comme une tentative injuste de le discréditer :

« MERCI à mes avocats. La tricherie ne passera que pour un petit moment. »

Dans son message, il a tagué plusieurs médias influents, dont @caf_online_fr, @canalplussportafr, @fecafootofficiel, @cnn, @france24, @tv5monde, @lemondefr et @lequipe, en concluant avec le hashtag #leternelestmonberger.

Une victoire pour Samuel Eto’o

Par cette décision, le Jury d’Appel rétablit pleinement les droits de Samuel Eto’o, qui avait dénoncé dès le départ une procédure biaisée et infondée. Cette annulation de sanction permet au président de la FECAFOOT de poursuivre ses missions avec sérénité et détermination, loin des polémiques qui entouraient cette affaire.

Ses avocats se félicitent d’une décision qui confirme leur position et met en lumière des manquements graves dans la gestion des affaires disciplinaires au sein de la CAF.

Cette affaire met en exergue la nécessité pour l’instance continentale de clarifier ses procédures et de garantir des décisions respectueuses des principes du droit, notamment en matière d’éthique et de discipline.

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