C’est un scénario aussi grotesque que révélateur d’un système en pleine décomposition : la « démission » de Marc Brys, sélectionneur des Lions Indomptables, tourne au vaudeville d’État. D’un côté, une lettre de démission datée, signée, transmise par recommandé, avec accusés de réception à la fois au ministère des Sports et à la FECAFOOT. De l’autre, une tentative de rétro-pédalage pathétique, où le principal intéressé crie au piratage, nie avoir écrit la moindre ligne et fait mine de découvrir, stupéfait, une affaire qu’il a lui-même déclenchée.

Mais à qui pense-t-on faire croire cette fable bancale ?

🟥 Une démission… soigneusement organisée

Par les médias spécialisés les plus sérieux, la lettre de démission émanant de Marc Brys a bel et bien été reçue et authentifiée. L’Équipe, Canal+ Sport, et même Jeune Afrique, l’un des premiers à révéler l’information, ont tous confirmé qu’il s’agissait d’un acte formel, daté du 21 juillet 2025. Dans cette lettre, adressée au ministre Narcisse Mouelle Kombi, le sélectionneur invoque un motif clair : plus de 60 jours d’arriérés de salaire pour lui et son staff, en violation flagrante des clauses du contrat signé le 8 avril 2024. La correspondance a été transmise à la FECAFOOT par voie d’huissier et par courrier recommandé, accompagnée des pièces contractuelles justificatives.

Elle est précise, légale, circonstanciée, et juridiquement irréprochable.
En somme, elle ne laisse place à aucun doute : Marc Brys a quitté son poste. Volontairement. Officiellement. Et en parfaite légalité.

🟥 Le revirement du ministère : le mensonge d’État

Mais 48 heures plus tard, la machine du MINSEP se met en branle pour maquiller la réalité. Dans un communiqué ahurissant publié le 23 juillet, le ministre affirme avoir « découvert la prétendue démission sur les réseaux sociaux » (!), assure n’avoir reçu aucun document officiel, et va jusqu’à affirmer avoir eu Marc Brys au téléphone, qui, selon ses dires, nie catégoriquement toute démission.

Plus grave encore : Marc Brys lui-même, dans un courrier tout aussi officiel, affirme désormais que sa messagerie aurait été piratée. Oui, vous avez bien lu : le même Brys qui a envoyé la lettre, par voie légale et traçable, parle aujourd’hui de piratage… mais n’a ni porté plainte, ni déposé une main courante, ni communiqué la moindre preuve.

À ce stade, ce n’est plus une contradiction. C’est un aveu de panique.

🟥 L’ombre de la corruption : le nœud du problème

Selon des sources internes bien informées, si ce rétropédalage précipité s’est opéré, c’est parce que Marc Brys, dans sa lettre de démission, a révélé bien plus qu’un simple litige salarial. Il aurait notamment exposé le montant réel de son contrat, des rétrocommissions présumées, ainsi que les bénéficiaires de ces arrangements opaques au sein même du ministère des Sports. Ces révélations explosent comme une bombe dans un microcosme qui se croyait protégé par l’opacité administrative.

Ce serait cette peur de l’éclatement d’un scandale d’État qui aurait motivé la contre-attaque ministérielle, déguisée sous forme de soutien à Brys. Sauf que l’homme, peut-être naïf, peut-être manipulé, s’est pris les pieds dans ses propres contradictions.

🟥 Une FECAFOOT piégée… mais lucide

La FECAFOOT, de son côté, a agi avec clarté : elle a accusé réception de la démission, l’a rendue publique, et a saisi les autorités pour gérer l’urgence. Et surtout, elle a ainsi révélé au grand jour un contrat tenu secret par le ministère. Car c’est bien là le cœur du scandale : le contrat de Brys était inconnu de la Fédération, qui pourtant est censée être partie prenante. Pourquoi tant de mystère autour de ce document ? Qu’y avait-il à cacher ?

Le double-jeu du ministère est donc flagrant. Non seulement il nie avoir reçu la démission, alors qu’elle a été envoyée en bonne et due forme, mais il tente également de faire passer la FECAFOOT pour une instance manipulatrice, au mépris des faits.

🟥 Brys, victime ou complice ?

Le plus troublant dans cette affaire reste l’attitude de Marc Brys lui-même. Comment un ancien policier peut-il invoquer un piratage aussi grave sans aucune procédure judiciaire ? Comment peut-il oublier qu’il a mandaté un cabinet d’huissiers pour envoyer sa lettre ? Comment peut-il affirmer n’avoir rien envoyé, alors que la trace documentaire est complète, datée, authentifiée ?

Il est désormais légitime de se demander : Brys est-il en train de protéger le ministère pour éviter d’enfoncer une porte déjà grande ouverte ? Ou bien a-t-il été contraint, par des pressions venues d’en haut, de faire machine arrière pour « sauver » l’image de l’État, quitte à se ridiculiser ?

Dans tous les cas, l’image qu’il renvoie est celle d’un homme qui n’a plus de boussole, ni morale, ni professionnelle. Un homme qui tourne le dos à sa signature.

🔴 La vérité nue : un ministère aux abois, un sélectionneur sans honneur

Ce que révèle ce feuilleton, au-delà des manipulations grossières, c’est la faillite morale d’une institution censée incarner la probité, l’État, la rigueur. Le ministère des Sports, en niant l’évidence, s’est disqualifié. Il protège ses intérêts, non ceux du football camerounais. Et Brys, au lieu d’assumer, choisit la fuite, le mensonge, la posture victimaire.

Comme l’a si bien résumé Bruno Bidjang dans sa réaction incisive :

« Ce pays mérite mieux qu’un entraîneur à géométrie variable, qui pleure d’un côté et poignarde de l’autre. »



Le Cameroun, à cinq mois de la CAN, mérite un staff fort, crédible et uni. Pas un jeu de dupes. Il est temps que les responsabilités soient assumées, que les contrats soient rendus publics, et que cesse la mascarade.

Le football camerounais est trop précieux pour être l’otage d’intérêts particuliers. Place à la vérité. Toute la vérité. Rien que la vérité.

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